Shayla-Shayla     « Le Soleil est grand. Il est petit. Évidemment, car il est grand par rapport à moi, et petit par rapport à la Galaxie.


   Ifurita     « Ivanof est sincère. Il est hypocrite. Il faut lire Le Zéro et l'Infini : il est les deux à la fois.


   Shayla-Shayla     « Mais alors, on peut être à la fois blanc et noir ?


   Ifurita     « Oui. Et pas seulement parce que deux points de vue différents coexistent.


   Shayla-Shayla     « Comment cela ? Il y a une autre manière d'être dans la contradiction que d'être sous le feu de points de vue opposés ?


   Ifurita     « Ça oui. Une chose peut être contradictoire en elle-même, parce que c'est dans sa nature.


   Shayla-Shayla     « Peux-tu préciser ce que tu entends par contradictoire en elle-même et par contradictoire dans sa nature ?


   Ifurita     Une chose est contradictoire en elle-même = elle ne le doit à rien d'autre qu'elle seule. En langage savant, on dirait « contradiction intrinsèque ».

Les choses sont contradictoires dans leur nature = la contradiction ne vient pas de la variété des points de vue, mais de ce que chaque chose est une et son contraire, en elle-même.


   Shayla-Shayla     « Et tu dis que les choses sont contradictoires dans leur nature ? Que chaque chose serait donc en même temps le contraire de ce qu'elle est.


   Ifurita     « Disons que j'énonce quelque chose de cet ordre, mais il faut que je sois plus bavard à ce sujet, pour qu'on se comprenne bien. Je veux te dire que chez moi, la contradiction est ontologique. Ce mot savant veut dire que les choses sont contradictoires dans leur nature.


   Shayla-Shayla     « Eh bien vas-y, je t'écoute. Tâche de me convaincre.


   Ifurita     « Tu peux m'écouter. Mais je ne cherche pas à te « convaincre », je veux juste en discuter avec toi. Voici : il faut d'abord comprendre la chose suivante, qui a rapport au langage...


   Shayla-Shayla     « Quoi donc ?


   Ifurita     « Nous qualifions les choses au moyen d'adjectifs. Par exemple, nous disons qu'une voiture est neuve ou bien en fin de vie, nous disons qu'un repas était délicieux ou bien écœurant, nous disons qu'une personne est fantastique ou bien insupportable, etc.


   Shayla-Shayla     « Oui, c'est vrai.


   Ifurita     « Et là, à l'instant, tu viens de qualifier quelque chose de vrai, alors que tu aurais aussi bien pu le qualifier de faux.


   Shayla-Shayla     « De vrai, de faux, ou d'un statut intermédiaire (comme probable, spéculatif, douteux, inquiétant, souhaitable, etc.)...


   Ifurita     « Donc, il semble que nous ne puissions pas faire autrement, —— au moins dans notre pratique habituelle du monde ——, que de qualifier en permanence les choses au moyen d'adjectifs.


   Shayla-Shayla     « C'est vrai. En tout cas, je ne vois pas de contre-exemple. Quand tu dis « choses », tu penses bien à tout ce qui existe ?


   Ifurita     « À tout ce dont on peut parler. C'est vrai qu'on pourrait aussi se demander qu'est-ce que c'est qu'une chose(@), pour ce qui nous concerne. Mais cela nous entraînerait trop loin pour cette fois. Donc, laissons cela à une autre occasion...


   Shayla-Shayla     « ...d'accord...


   Ifurita     « ...et tâchons de cerner de plus près cette affaire d'adjectifs.


   Shayla-Shayla     « Entendu ! Mais au départ, nous parlions des contradictions !


   Ifurita     « Justement : revenons-y. Si je vois une pomme rouge et que je dis « cette pomme est rouge », je ne fais que dire ce qui est.


   Shayla-Shayla     « C'est clair.


   Ifurita     « Si au contraire je dis « cette pomme est verte », je prête à la pomme une qualité qu'elle n'a pas, et je dis quelque chose de faux.


   Shayla-Shayla     « Tu est un menteur...


   Ifurita     « ...ou un daltonien, peut-être ? Parce qu'on voit clairement que c'est moins simple qu'il n'y paraît : si mes yeux voient les couleurs différemment, ce que je dis n'est pas « faux ». Pas de mon point de vue, du moins.


   Shayla-Shayla     « Je vois ce que tu veux dire : si tes yeux te font voir une pomme à la fois rouge et verte (mais pas tantôt l'un et tantôt l'autre; les deux en même temps, plutôt), alors la pomme est contradictoire, de ton point de vue.


   Ifurita     « Cela, les yeux n'en sont peut-être pas capables, mais certaine constitution mentale, peut-être. En tout cas, nous venons de montrer comment une chose pouvait être contradictoire par point de vue. Encore : deux personnes différentes, mettons un individu normal et un daltonien peuvent ne pas être d'accord entre elles, et on est encore dans le cas des points de vue divergents, sauf que cette fois-ci ce sont deux personnes différentes qui les assument, et non plus la même personne qui est divisée en deux.


   Shayla-Shayla     « Oui.


   Ifurita     « Il nous reste donc à voir le point que je veux défendre, à savoir comment les choses peuvent être contradictoires dans leur nature. Continuons d'étudier la pomme, qui a l'air d'être un fruit si instructif...


   Shayla-Shayla     « Continuons d'étudier la pomme.


   Ifurita     « Le point important ici, c'est de comprendre par quel procédé nous réussissons à étiqueter une chose au moyen d'un adjectif. Par exemple, si tu devais dire que la pomme est savoureuse, comment devrais-tu t'y prendre pour l'affirmer, en général.


   Shayla-Shayla     « Je devrais manger la pomme, et la trouver bonne.


   Ifurita     « Oui, et en quoi consiste ce « la trouver bonne » ?.


   Shayla-Shayla     « Hé bien, mes papilles gustatives réagiraient favorablement à sa saveur, et en aval, des régions de mon cerveau feraient passer des signaux qui disent : « Miam ! c'est bon ! ».


   Ifurita     « Ce que tu viens de décrire est valable seulement pour les pommes ?


   Shayla-Shayla     « Bien sûr que non. C'est valable pour tout ce que je peux manger, goûter... et même écouter, voir, toucher...


   Ifurita     « Tu as donc intégré un grand nombre de petits signaux (je veux dire par là que, d'une certaine manière très complexe tu en as fait une sorte de somme), et c'est cette intégration qui te fait juger que la pomme est savoureuse.


   Shayla-Shayla     « Oui.


   Ifurita     « Et si tu dois juger du style d'une rédaction, dire qu'elle est bien construite ou bien illisible ou encore tout à fait commune, tu intégreras encore plein de petits signaux ? Comme tout ce qui a trait aux tournures grammaticales, aux enchaînements, à la syntaxe, à la logique, à l'originalité, au talent oratoire —— et même, qui sait, à cette chose qu'aujourd'hui il est de bon ton de mépriser, je veux parler de l'orthographe...?


   Shayla-Shayla     « Oui. Il y aura un millier des petits indices dont tu viens de parler, et à mon insu peut-être j'en ferai la somme. Je les intégrerai.


   Ifurita     « Et les ayant intégrés, tu qualifieras le style de la rédaction au moyen d'un adjectif ?


   Shayla-Shayla     « Oui.


   Ifurita     « Dans ce cas, qualifier une rédaction ne suit pas un processus différent que qualifier une pomme.


   Shayla-Shayla     « En effet.


   Ifurita     « Et d'une manière générale, qualifier quoi que ce soit.


   Shayla-Shayla     « On dirait bien.


   Ifurita     « Maintenant, imagine la chose suivante : il y aurait dans notre langue un adjectif particulier pour désigner tout ce qui n'est pas blanc...


   Shayla-Shayla     « Comment ça ? Tu veux dire « noir » ?


   Ifurita     « Non, car une chose bleue ou rouge ou verte n'est pas blanche, et cependant elle n'est pas noire non plus. Je te parle d'un adjectif qui voudrait dire exactement la même chose que « non-blanc ». Appelons-le l'adjectif « greu ».


   Shayla-Shayla     « Alors comme ça, les pommes sont « greu » ?


   Ifurita     « Oui, et le ciel est greu, sauf quand il est sur le point de neiger.


   Shayla-Shayla     « Beaucoup de choses sont greus, alors.


   Ifurita     « Oui, en effet ! Mais cela ne nous concerne pas. La question que je te pose est la suivante : si on te montre quelque chose, et si on te demande si cette chose est greu, et si tu réponds ce qu'il en est... ne réponds-tu pas en même temps à cette autre question : « la chose que je te montre est-elle blanche ? »


   Shayla-Shayla     « Si, bien sûr. En me prononçant sur la greuitude, je me prononce en même temps sur la blancheur.


   Ifurita     « En fait, si tu avais en toi un dispositif destiné à calculer si une chose est greu ou pas, tu pourrais faire en sorte que le dispositif procède de la manière suivante : il détermine d'abord si la chose est blanche ou pas, et puis il renvoie la négation du résultat.(@)


   Shayla-Shayla     « Évidemment ! Mais tout ceci n'est qu'une manière élaborée de me rappeler que « greu » veut dire « non-blanc ».


   Ifurita     « C'est vrai. Mais maintenant vient le point important : quand tu te prononces sur la greuitude de quelque chose, tu te prononces en même temps sur sa blancheur. Mais quand tu te prononces sur la noirceur de quelque chose, tu ne te prononces pas sur sa blancheur.


   Shayla-Shayla     « !!!


   Ifurita     « Oui, ce que je viens de dire est choquant, et je l'ai fait exprès. Mais reprenons... Quand tu vois quelque chose, et que tu reconnais que cette chose est noire, tu intègres (nous sommes tombés d'accord là-dessus) une grande quantité de signaux... Ces signaux concluent « en masse » en faveur de la noirceur. Et si tu vois quelque chose d'autre et que tu le reconnais comme étant blanc, c'est que tu as intégré une foule de signaux, qui concluent dans le sens de la blancheur.


   Shayla-Shayla     « Oui...


   Ifurita     « Cela dit, les deux procédés, l'un détectant la noirceur et l'autre la blancheur, suivent des voies distinctes, et ce n'est pas une nécessité, en fait, que noirceur et blancheur soient incompatibles.


   Shayla-Shayla     « Je ne suis pas d'accord ! Si les cellules de ma rétine captent de toutes les couleurs du spectre avec beaucoup de luminosité, ça sera blanc, et si elles n'en captent aucune, ça sera noir ! Donc, mon corps est constitué ainsi que ça ne peut pas être blanc et noir à la fois ! Je ne comprends pas ce que tu veux dire !


   Ifurita     « Au niveau de la rétine, ton objection est valide, car ce qui se passe à ce niveau suit une logique extrêmement mécaniste. Mais tu ne vois pas avec ta rétine, tu vois avec l'ensemble de ton cerveau. Or, ce que tu vois (et aussi ce que tu qualifies, juges, catégorises, etc.), cela suit des filières de recombinaisons d'indices si complexes que, cette fois-ci, la nécessité logique dont tu parlais s'estompe...


   Shayla-Shayla     « Ça ne me convainc pas. Si mes yeux distinguent entre le blanc et le noir, le reste de mon cerveau aussi, qu'il soit plus complexe ou pas.


   Ifurita     « C'est plus facile à voir si on tient compte du dernier degré de raffinement (ou de raffinerie ?) de la cognition : le langage. Si j'avais tort, il serait impossible de faire des tropes(@).


   Shayla-Shayla     « ?


   Ifurita     « La valeur d'un prédicat ne se limite pas à son contenu logique. Il est aussi enrobé d'une gaine de connotations, d'émotivité, de relations aux autres prédicats... qui le rend apte à communiquer avec les autres unités du langage. Ainsi, « blanc » c'est bien plus que #ffffff, et « noir » c'est bien plus que #000000. « Blanc », c'est aussi la totalité des connotations qui vont avec, et dont le langage humain ne pourra d'ailleurs jamais se débarrasser.


   Shayla-Shayla     « Que veux-tu dire ? Que quand je dis que la pomme est rouge, je pense qu'elle est communiste ?!


   Ifurita     « C'est vrai que « communiste » participe à la sémantique de « rouge », tout comme « écologiste » participe à celle de « vert », —— du moins en français. Alors, bien entendu, quand tu dis que la pomme est rouge, tu ne penses pas qu'elle soit communiste... Mais quand même, le fait que « rouge » contienne aussi cette connotation fait qu'il ne s'oppose pas à « vert » de la même manière que « blanc » à « greu ».


   Shayla-Shayla     « Si je comprends bien, tu dis que « blanc » ne s'oppose pas à « noir » de la même manière qu'il s'oppose à « greu » (= « non-blanc »). Tu dis cela, parce que dans « blanc » et dans « noir » il y a du surplus (des connotations), qui font que les deux ne sont pas exactement complémentaires l'un de l'autre.


   Ifurita     « Oui. Alors que « blanc » et « non-blanc » sont exactement complémentaires.


   Shayla-Shayla     « Mais en pratique ce que tu dis ne sert à rien. Je ne tiens pas compte de ces connotations très fines. D'ailleurs, le contexte les élimine de lui-même : une pomme ne fait pas de politique, donc si on dit rouge ou vert, cela ne veut pas dire communiste ou écologiste. Aussi, bien qu'il existe des communistes écologistes, il n'y a pas de pomme à la fois rouge et verte...


   Ifurita     « J'ai donné la pomme comme exemple concret, afin que nous puissions raisonner dessus. En pratique, on ne raisonne pas ainsi sur les pommes, parce qu'on est trop occupé à les manger. Il faut que tu te tournes vers des objets plus dignes de pensée pour réaliser à quel point ce que je dis est exact. Cependant, ceci n'est qu'une manière de te répondre... Je devrais en fait te dire quelque chose de plus important...


   Shayla-Shayla     « Quoi donc ?


   Ifurita     « Les contextes qui s'additionnent ou se soustraient mutuellement (les fruits moins la politique), c'est un de nos mécanismes cognitifs. C'est précisément parce que tu dois décrire ce mécanisme pour le comprendre qu'il faut que tu te places dans une logique « libérée »(@) où noir et blanc (ou rouge et vert) ne s'excluent plus l'un l'autre.


   Shayla-Shayla     « Mais, et la vie pratique ?


   Ifurita     « La vie pratique peut s'en passer, de la même manière qu'on peut très bien vivre dans une physique classique. Il n'en reste pas moins que la physique relativiste ou la mécanique quantique sont plus exactes...


   Shayla-Shayla     « Bon. Donc, à mon échelle, les pommes sont ou bien rouge ou bien vertes, mais pas les deux à la fois.


   Ifurita     « Mais pas à l'échelle ultime, et c'est cette dernière qui nous intéresse, en tant que philosophes.


   Shayla-Shayla     « Mais pourquoi nous intéresse-t-elle ? Elle a l'air bien inutile...


   Ifurita     « Elle relativise notre vie quotidienne, et nous permettra un jour d'en dépasser les limitations. C'est comme le nombre i : il ne sert à rien, en un sens. Mais si tu « crois » en lui, tu peux un jour, en l'introduisant dans un calcul, constater qu'il se simplifie avec lui-même, et retomber dans le domaine des nombres réels, nanti d'un résultat que tu n'aurais pas trouvé autrement.


   Shayla-Shayla     « N'empêche que je ne vois pas pourquoi le « blanc » et le « noir » peuvent être présents en même temps, alors que le « blanc » et le « non-blanc » (que nous avons appelé le « greu ») s'excluent fatalement.


   Ifurita     « Parce que le « blanc » et le « noir » ne sont pas des concepts purs (des formules logiques glorifiées), mais des découpages du monde qui tiennent à nos aventures personnelles (même si la culture s'en est un peu emparé). Regarde : c'est aussi le cas avec les oiseaux...


   Shayla-Shayla     « Les oiseaux ??


   Ifurita     « Oui. On a eu des aventures dans le monde, et notamment on a rencontré des bestioles amusantes qui peuvent voler, chanter et pondre des œufs. On les a appelé des oiseaux. Note qu'on reconnaît instantanément un oiseau, sans avoir besoin de le voir voler ou pondre un œuf : on le reconnaît d'après d'autres indices, qu'on a indissolublement liés au fait d'« être oiseau ».


   Shayla-Shayla     « Oui... et alors ?


   Ifurita     « Alors, d'autre part, on a aussi une catégorie de choses qui « volent » : les oiseaux, les feuilles dans le vent, les papillons, les abeilles, les chauves-souris, etc.


   Shayla-Shayla     « Oui...


   Ifurita     « Et enfin, nous disons spontanément que « tous les oiseaux volent ». Pourtant, c'est faux : les pingouins et les autruches ne volent pas. Quelque chose donc ne colle pas...


   Shayla-Shayla     « En effet... où est l'erreur ?


   Ifurita     « C'est que les concepts d'« oiseau » et de « chose qui vole » ont été déterminé chacun de son côté, et que donc, il n'y a pas de nécessité logique à ce qu'ils s'emboîtent parfaitement l'un dans l'autre(@). Si l'on avait procédé logiquement, on aurait d'abord reconnu des choses qui volent, et puis un jour on aurait isolé les oiseaux comme sous-ensemble de celles-ci. Avec le résultat, alors, que les pingouins et les autruches n'auraient pas été des oiseaux...


   Shayla-Shayla     « Alors, le monde aurait été logique...


   Ifurita     « En admettant qu'il puisse l'être... En tout cas, on n'a pas procédé ainsi, et on ne procède jamais ainsi. Les sciences s'efforcent de procéder ainsi autant qu'elles peuvent, mais pas la pratique courante.


   Shayla-Shayla     « Revenons-en au « blanc » et au « noir »... Tu veux donc dire que nous n'avons pas cherché à définir le noir en partant de notre expérience du blanc, mais que nous avons découpé le monde des couleurs un peu arbitrairement, au hasard de nos envies ?


   Ifurita     « Pas exactement. Mais il y a de ça. En fait, nous ne sommes pas des mathématiciens nés, nous sommes plutôt mus par notre désir. Cela explique que nous découpions le monde en morceaux inégaux et empiétant les uns sur les autres —— même quand ils sont réputés contraires ! Mieux : on pourrait avancer quelque chose d'encore plus fort...


   Shayla-Shayla     « Quoi donc ?


   Ifurita     « Nous n'avons pas de certitude que le monde soit ultimement mathématique. Puisque les connotations et tout le surplus de sens font que les concepts communiquent, alors c'est un peu comme un champ dans lequel baignent les créations de l'esprit. Alors, c'est quelque chose de fondamental, d'intrinsèque (bien que lié toujours à une culture, mais dont le principe transcende toutes les cultures). En un mot, les mathématiques dans leur rigueur dévoilent un ordre sous l'univers, mais là, sous les mathématiques elles-mêmes, nous avons un niveau encore plus profond, un niveau où « blanc » et « noir » ne s'opposent plus, et qui cependant, permet de retrouver le niveau mathématique... Quelque chose de plus fondamental, de plus proche du niveau ultime...


   Shayla-Shayla     « Comment appeler ce niveau plus profond que le mathématique ?


   Ifurita     « Pourquoi pas le poétique ?(@)